
ERA. Vol. 3. Nature et société, de la Rome ancienne à la première modernité : représentations, savoirs, hantises. Natura e società da Roma antica alla prima età moderna : rappresentazioni, saperi, inquietudini
Ce 3e volume de la série ERA, consacrée à la réflexivité environnementale dans la Rome antique et ses prolongements jusqu'à la première modernité, traite des rapports entre nature et société. Comment étaient pensées et représentées les interactions avec la nature, tout à la fois cadre d'existence et objet d'activités humaines, ordre cosmique et norme éthique, puissance de production et de destruction ? Les treize études réunies ici en proposent divers témoignages à travers les littératures latine, néolatine et vernaculaire.
La première partie présente des visions idéales et des modèles inspirés par la nature : paysages de la Rome primitive à l'époque augustéenne, descriptions du locus amoenus chez les poètes tardifs Reposianus et Tiberianus, images allégoriques dans les traités de poétique de Joachim Vadian, Marco Girolamo Vida ou Jules-César Scaliger. La deuxième porte sur l'exploitation rationnelle des ressources : « patrimonialisation » socioculturelle de l'eau au Ier siècle de l'Empire, éloge du travail agricole dans l'Hortulus du bénédictin Walafrid Strabon, valorisation de l'agronomie dans l'activité éditoriale de la Renaissance. La troisième section s'intéresse aux dénonciations des dommages causés par la civilisation romaine, à propos de l'extinction de l'éléphant d'Afrique du Nord (Pline l'Ancien, Themistius), ou des violations infligées à la nature par l'avidité humaine et le goût du luxe (Sénèque, Lucain, saint Jérôme). La quatrième concerne la perception des catastrophes naturelles (incendies, éruptions volcaniques, inondations et épidémies, tremblements de terre), entre occasion politique de bienfaisance, interprétation religieuse d'un châtiment divin et explications savantes héritées de l'Antiquité.
This 3rd volume of the ERA series, which is dedicated to environmental reflexivity in Roman antiquity and its extensions into the early modern period, deals with the relationship between nature and society. How were interactions with nature thought about and represented - nature as a framework of existence and an object of human activities, as cosmic order and ethical norm, as a force of production and destruction ? The thirteen contributions brought together here offer various accounts of this through Latin, neo-Latin and vernacular literature.
The first part presents idealized visions and models inspired by nature : landscapes of early Rome in the Augustan era, descriptions of the locus amoenus by the late poets Reposianus and Tiberianus, and allegorical images in the treatises on poetics of Joachim Vadian, Marco Girolamo Vida, and Julius Caesar Scaliger. The second part is centred on the rational exploitation of resources : sociocultural 'heritagization' of water in the 1st century AD, praise of agricultural work in the Hortulus of the Benedictine monk Walafrid Strabo, and endorsement of agronomy through the publishing activity of the Renaissance. The third part focuses on the denunciations of the damage caused by Roman civilization, regarding the extinction of the North African elephant (Pliny the Elder, Themistius), or the violations inflicted on nature by human greed and the taste for luxury (Seneca, Lucan, Saint Jerome). The fourth part concerns the perception of natural risks and disasters (fires, volcanic eruptions, floods and epidemics, earthquakes), as political opportunities for munificence, religious interpretations of divine punishment, or scholarly explanations inherited from Antiquity.
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